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Les transports publics d’Île-de-France subissent des attaques qui dégradent considérablement les conditions de transports des usagers et les conditions de travail des agents. Alors que l’inflation est forte et la crise climatique galopante, tout est fait pour détourner les habitants des transports en commun.

Privatisation progressive dès 2025

Valérie Pécresse et les gouvernements successifs ont engagé la privatisation de l’exploitation de toutes les lignes de bus, de RER/Transilien. Rien n’y oblige (pas même les directives européennes). Ce choix politique de basculement du public vers le privé s’accompagne d’une remise en cause des conditions de travail et de la dégradation de la qualité du service rendu aux usagers.

Dégradations des conditions de travail et de transports

Avec Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités, cette « mise en concurrence » débute par une compression des coûts aux conséquences néfastes. Cela revient à réduire ou à supprimer des agents comme dans 130 gares SNCF en 2022 par exemple.

Suppressions massives de bus, trains, RER, tram et métro

La droite régionale a fait le choix d’appliquer cette logique et de réduire l’offre de transport sur 150 lignes de bus RATP, les RER C, D, E, les Transiliens H, N, U, 6 lignes de tramways et 13 lignes de métro. Ce choix fait en octobre 2021, au plus fort de la crise sanitaire, reste en application jusqu’au 31 décembre 2022. La baisse de l’offre est unanimement dénoncée par les associations d’usagers des transports et des centaines d’élus mais Pécresse fait la sourde oreille.

Pénurie inédite de conducteurs et conductrices

Cette baisse de l’offre s’additionne avec les suppressions de RER, trains et bus en raison d’une pénurie de conducteurs.trices. Celle-ci est directement liée au passage forcé de contrats de travail public vers le droit privé à la RATP et la SNCF, méthode dénoncée par les organisations syndicales et qui entraînent des démissions. Cette pénurie résulte directement du dumping social mis en œuvre dans le secteur comme en témoignent les témoignages et les mouvements de grève, notamment celui de l’automne 2021 (Transdev). Valérie Pécresse affirme un objectif de baisse des coûts de 10% grâce au dumping social.

Une hausse annuelle des tarifs à l’étude

Malgré une offre réduite et un réseau dégradé, Ile-de-France Mobilités étudie une hausse annuelle des tarifs de 2,5 à 3% dès 2023. Par pur dogmatisme, Valérie Pécresse refuse d’autres sources de financement (entreprises, transactions immobilières, jets privés…) qui épargneraient les usagers et les collectivités.

JE SIGNE LA PÉTITION

Pour toutes ces raisons, je signe la pétition pour l’amélioration urgente des transports public d’Ile-de-France et soutiens :

  • Le retour immédiatement à 100% de l’offre de transport ;
  • Le gel des tarifs et la recherche de nouvelles sources de financement des transports qui épargnent les usagers.
  • L’abandon de la privatisation et des méthodes de dumping social ;
  • La revalorisation salariale et un plan de recrutement massif de conducteurs et conductrices de trains, RER et de bus sous contrat public ;
  • L’augmentation de la présence humaine dans les gares SNCF du premier au dernier train ;
  • La transparence sur les retards réels des chantiers en cours et sur la livraison des nouveaux trains ;
  • La mise à l’étude de nouvelles lignes de transports pour proposer à un grand nombre de Francilien.nes des alternatives crédibles à l’automobile dans un contexte d’urgence et de crise climatique.
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