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Le 6 juillet 2022, 18 mois après sa dernière venue, le Préfet de Région a assisté à la séance du Conseil régional. L'occasion pour nous de lui adresser une série de questions très concrètes sur les hôpitaux, la rentrée scolaire ou encore sur l'illégalité de certaines décisions de Valérie Pécresse. Le Contrat de Plan Etat-Région 2021-2027 a également été adopté, sans son volet "mobilités" sur lequel nous avons réussi à fixer un calendrier grâce à l'adoption à l'unanimité d'un amendement de notre groupe. Les débats se sont déroulés dans un climat particulièrement tendu sur fond d'explosion de la majorité régionale. En effet, l'intégralité du groupe UDI a boycotté la séance en raison de règlements de compte avec le groupe LR suite aux législatives. Cette séance a également vu la démission d'un membre de l'exécutif, un remaniement de ce dernier et la démission du groupe LR de Robin Réda...

Nous mettons à votre disposition :

– l’ordre du jour de la séance : CR 6 juillet 2022 – Ordre du jour définitif

– l’intégralité des documents de la séance : Intégralité des rapports de la séance

– l’intégralité des amendements déposés pour la séance : CR 6 juillet 2022 – Motions et amendements déposés par les groupes (classés par rapport)

– les deux voeux déposés par les groupes RN et MP : CR 6 juillet 2022 – Voeux déposés par les groupes

– retrouvez également sur cette page nos interventions et des extraits vidéo.

Ordre du jour
Questions orales

Texte de l’intervention de Fabien GUILLAUD BATAILLE 

En février 2022, un rapport de la Chambre Régionale des Comptes préconisait une hausse massive des tarifs de 2,5% de 2022 à 2026 puis, de 3% de 2027 à 2031. 

Ces préconisations sont à présent caractérisées « de pistes à explorer » dans un document de travail d’Ile-de-France Mobilités.

Ces derniers jours, c’est un rapport de l’Institut Montaigne qui invite lui aussi à augmenter les tarifs à partir de formules savantes. Bien que la légitimité de cette officine ultra-libérale soit contestée, nous constatons, avec surprise, la participation du Directeur général d’Ile-de-France Mobilités à la rédaction de ce rapport.

Ces méthodes, nous les connaissons. Il s’agit d’une façon de préparer les esprits à des hausses tarifaires. Personne n’est dupe !

Alors que l’inflation atteint des niveaux records et que le pouvoir d’achat est en berne, une hausse des tarifs serait inacceptable d’autant que les usagers des transports subissent d’ores et déjà une dégradation inédite du réseau par votre politique : baisse de l’offre en vigueur jusqu’au 31 décembre 2022, privatisation volontaire du réseau de bus RATP, privatisation anticipée du réseau ferré SNCF, dumping social, pénurie de personnels, déshumanisation toujours en cours des gares SNCF, incidents à répétition… autant de raisons légitimes de la colère des cheminot.es en grève aujourd’hui et que nous soutenons !

Une hausse massive et répétée des tarifs serait par ailleurs en contradiction avec l’urgence climatique et la montée en puissance de la zone à faible émission qui invitent les Francilien.nes à recourir aux transports publics.

Pour éviter cette hausse, des solutions existent. Nous avons formulé des propositions concrètes et opérationnelles de recettes pérennes pour Ile-de-France Mobilités afin d’épargner le portefeuille des usagers des transports et de reprendre le développement de l’offre de transport.

Nous vous demandons donc Madame la Présidente de bien vouloir clarifier la position d’Ile-de-France Mobilités et d’opposer un démenti ferme et urgent aux hypothèses travaillées par vos services.

Nous renouvelons notre demande d’un débat public pluraliste sur le financement du fonctionnement des transports publics d’Ile-de-France. Il y a urgence à agir !

Contrat de Plan Etat-Région 2021-2027

Retrouvez l’explication de vote de Céline MALAISE en video et l’intervention liminaire de Fabien GUILLAUD-BATAILLE ci-dessous.

Madame la Présidente, Monsieur le Préfet,

Nous y voilà !

Après 3 années d’aller-retour, l’adoption du CPER est enfin à l’ordre du jour ! Ou plutôt l’adoption d’un CPER partiel puisqu’il manque son principal volet, celui des mobilités.

Nous désespérions de voir venir ce document important pour notre région qui engagera plus de 3 milliards d’euros d’investissements publics utiles.

Concernant l’enseignement supérieur, ce CPER ne répond que partiellement aux besoins exprimés par les Universités et les acteurs. Pour notre groupe, il est regrettable que cette enveloppe n’intègre pas la création d’un nouvel établissement universitaire dans des territoires défavorisés d’Ile-de-France.

 

Concernant le volet Biodiversité, nous déplorons que l’Etat et la Région ne s’engagent pas à renforcer la ceinture verte autour du cœur de l’agglomération parisienne. Comme demandé par notre groupe lors de la concertation, un moratoire sur la consommation de terres agricoles aurait dû être inscrit dans les objectifs du CPER ainsi que des moratoires sur les centrales nucléaires, sur de nouveaux centres pénitentiaires ou encore contre les projets comme Europacity. Il n’en a rien été.

 

 

Si l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) des sols est désormais inscrit dans la loi, il est d’ores et déjà compromis sur la période 2020 – 2040. Nous avons besoin de l’Etat et du Préfet pour faire respecter cet objectif à travers son pouvoir de validation du Schéma Directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF-E) dont la révision est engagée.

 

En matière de culture, notre groupe souscrit aux orientations et aux investissements proposés avec, toutefois, le souci d’un respect de la répartition géographique des crédits. La culture pour tous et partout ne doit pas être un slogan.

 

Si l’on peut saluer la création d’un volet consacré à l’égalité entre les femmes et les hommes, celui-ci apparait cosmétique car doté de seulement 30 millions d’euros sur la période 2021-2027. Nous rappelons que c’est un milliard d’euros par an qui sont attendus par les femmes victimes de violences et les associations qui se battent pour leurs droits.

 

Vous le comprenez, nous saluons ce CPER bien qu’insuffisant, imparfait et incomplet car il s’agit tout de même de 3 milliards d’euros timides mais attendus par les Maires et synonymes de créations d’emplois.

 

Présentation de l’action des services de l’état par le Préfet de la région

Retrouvez l’intervention de Céline Malaisé ci-dessous et en vidéo : https://youtu.be/42DhEepo3ss 

 

Monsieur le Préfet,

Je me réjouis de votre venue au sein de l’Assemblée régionale. En effet, cela changera de la relation épistolaire que nous entretenons au titre du contrôle de légalité pour lequel je vous ai sollicité à 15 reprises depuis votre dernière venue.

Certaines de nos alertes relatives à l’irrégularité de délibérations et d’agissements de l’exécutif du Conseil régional ont d’ailleurs permis à vos services d’intervenir, de formuler des observations et même d’engager des recours afin d’œuvrer au respect de la Loi.

Ainsi concernant les dispositifs « bouclier de sécurité » et « brigades régionales de sécurité », nous vous avons alerté et vous avez adressé un recours gracieux à l’encontre de nombreuses délibérations.

Vu le refus de l’exécutif régional de mettre en conformité les délibérations que vous incriminez, quelles actions nouvelles avez-vous ou comptez-vous mener pour faire respecter la Loi ?

L’Ile-de-France est le premier désert médical du pays. En plus d’un accès à la santé de plus en plus difficile, les Franciliens sont confrontés à des fermetures partielles ou totales de services hospitaliers, dont les urgences et les maternités.

Nous sommes en droit de savoir si la population pourra être soignée à l’avenir : pouvez-vous nous détailler les conséquences de la « mission flash » sur les hôpitaux franciliens et indiquer combien de services d’urgence feront l’objet d’une fermeture partielle ou totale cet été en Ile-de-France ?

La septième vague de Covid-19 est là.

Nous souhaitons le rétablissement du caractère obligatoire du port du masque dans les transports publics franciliens, lieux clos de circulation active du virus : quand comptez-vous prendre une telle disposition ?

La rentrée scolaire 2022-2023 suscite de très vives préoccupations. Une pénurie jamais vue d’enseignants dans le 1er et 2nd degrés est bien là ! Des Académies improvisent des jobs dating comme si enseigner n’était pas un métier.

Pouvez-vous nous communiquer le nombre prévisionnel de fermetures de classe brutes pour la prochaine rentrée ? Pouvez-vous prendre l’engagement qu’aucun élève ne se retrouvera sans affectation et sans professeur en septembre 2022 ?

Le GIEC indique qu’il reste 3 années à l’Humanité pour réduire l’impact de son activité sur le climat afin de conserver un monde vivable. 3 années, c’est le retard pris par le volet mobilités du Contrat de Plan Etat-Région 2021-2027. L’absence de concertation et d’information semble confirmer un manque d’ambition pour les transports collectifs. Nous estimons à 15 milliards d’euros les investissements publics pour les 5 prochaines années. En dessous de 8 milliards d’euros, des projets engagés devront être arrêtés ce qui serait inacceptable et irresponsable. Et grever le volet mobilité par la prise en charge des surcoûts d’Eole apparaît dangereux pour la pérennité des autres projets de transports.

Quelle méthode, quels moyens financiers et quel calendrier l’Etat se fixe pour l’élaboration du volet mobilités du CPER 2021-2027 ?

Je vous remercie.

Budget supplémentaire 2022

Retrouvez l’intervention de Céline Malaisé en vidéo et ci-dessous :

 

Madame la Présidente,

Ce budget supplémentaire vous ressemble. Après un exposé des motifs sorti d’un autre monde, celui du déni et de la communication, la réalité des chiffres ramène toute personne censée à la dure réalité de votre gestion.

Cette réalité n’est pas belle à voir !

Vous faites le choix de réduire les dépenses de fonctionnement de 269 M€. Certes, la refonte de la fiscalité réduit nos recettes de 82 M€.

Toutefois, 82 en moins ça n’explique pas 269 M€ de recul !

187 M€ de dépenses de fonctionnement, votées en décembre dernier, disparaissent sans indiquer clairement quelles lignes seront amputées.

Malgré une salve de questions très précises, la commission des finances n’a pas su dissiper le brouillard qui entoure cette question cruciale. C’est un problème sérieux qui questionne un pilier de la comptabilité publique : la sincérité budgétaire.

Cette baisse s’effectue alors même que ce budget supplémentaire prend en charge la hausse – très insuffisante – du point d’indice décidée par le Gouvernement. Cette chute du fonctionnement se fait alors même que vous augmentez la précarité du personnel des lycées en rallongeant de 7,5 M€ l’enveloppe dédiée aux agents non titulaires sur des postes vacants. Comprendre : un recours massif à l’intérim et aux CDD, de l’emploi précaire qui témoigne de votre incapacité à doter durablement les lycées de moyens humains adaptés.

Cette réalité n’est pas belle à voir alors vous êtes contrainte de faire diversion, encore une fois, en brandissant un miroir aux alouettes : le « bouclier social ». En vain !

Vous affichez dans ce budget supplémentaire 198 M€ pour ce bouclier. Décortiquons ensemble ce montant.

97% des 198 M€ de cette enveloppe ne dépendent pas de vous Madame la Présidente !

97% de votre bouclier sont indépendants de votre volonté !

En effet, 73% de ce montant dépend d’actions financées, compensées ou décidées par l’Etat. C’est le cas notamment des fonds du PRIC qui représentent 128,5 M€ de votre bouclier. 128,5 M€ que nous retrouvons en recettes dans ce même document, versés par l’Etat à la Région. Un bouclier financé aux trois quarts avec l’argent des autres, voilà la réalité !

Mieux, 46 M€ ne dépendent pas de vous non plus puisqu’il s’agit de la hausse du SMIC, de la revalorisation du point d’indice et du coût de l’énergie et du chauffage pour les lycées. Avec ou sans bouclier, vous auriez payé ! De la communication je vous disais !

Il reste donc 3%.

3% des 198M€ promis qui relèvent vraiment de votre bon vouloir. Et encore, nous sommes indulgents, nous compterons dans ces 3% les mesures déjà votées, déjà affectées et même les dépenses de masques et d’autotests pour le personnel, dont de nombreuses palettes ont fini à la poubelle.

Madame la Présidente, ce n’est plus la promesse d’un bouclier social qui ressort des chiffres factuels du budget supplémentaire.

Quand seulement 3% du travail promis est réalisé, alors, c’est un bouclier fictif !

Fictif comme les 4 millions d’euros promis pour la prise en charge de l’inflation dans la restauration des lycées. Ces 4 millions se sont envolés et les explications laborieuses en commission des finances ont confirmé un tour de passe-passe dont les établissements se souviendront. Nous en reparlerons.

Bouclier fictif quand on sait l’ampleur des besoins, de la gravité de la situation. Si l’inflation galope, la pauvreté avance tout autant. Brandir votre bouclier face à cette misère, c’est un geste de bonne conscience qui n’a malheureusement pas d’effets dans la vie réelle. Votre bouclier ne propose pas un centime de plus pour les plus précaires et lorsque cela est le cas, ce sont des miettes pour quelques personnes aux antipodes des besoins.

Je sais, la réalité est pénible à entendre. Ces éléments factuels vous dérangent.

Pour notre part, ce qui nous dérange, c’est de s’improviser charitable quand on n’en a pas la volonté politique !

Adoption du référentiel budgétaire et comptable M57 et expérimentation du compte financier unique (CFU)

Retrouvez l’intervention de Céline Malaisé :

Madame la Présidente,

L’adoption du référentiel budgétaire et comptable M57 ainsi que l’expérimentation du compte financier unique (CFU) vont modifier la structure et la présentation des documents comptables de la collectivité. Ils vont les rapprocher, et c’est l’esprit de la loi, d’une comptabilité privée participant un plus à vider ce qui fait sens, le sens public, cela va mieux en le disant.

Or, les documents budgétaires sont au cœur de l’exercice du travail des conseiller.es régionaux et tout spécialement de celles et ceux de l’opposition.

Vous le savez, nous épluchons ses documents qui sont partiels certes mais d’une grande qualité pour ce qui nous est donné à voir. Ils nous permettent de voir là où vous coupez à la hache, là où vous dissimulez une poire pour la soif, là aussi où vous cachez des choses sous le tapis. Ils participent à la vie démocratique et au contrôle de vos actions.

Alors que l’exécutif régional fait le choix d’anticiper d’une année l’application du nouveau référentiel budgétaire et comptable, il apparaît éthique et nécessaire que l’exécutif s’engage à ne pas bousculer la structure et la présentation des documents comptables de la collectivité au-delà des changements induits par ce nouveau référentiel et par le CFU.

En effet, la mise en œuvre de fusions/suppressions/création de lignes budgétaires – telles que celles intervenues depuis 2016 au-delà du strict nécessaire comptable et motivée par de l’affiche politique – serait de nature à réduire la lisibilité du budget régional.

Cela augmenterait la complexité, voire empêcherait le suivi budgétaire pluriannuel des politiques publiques opéré par les élu.es dont celles et ceux de l’opposition, des organismes de contrôle (dont la Chambre régionale des comptes) et du aux citoyen.nes. Cela est d’autant plus important que des erreurs a priori comptables sont soulevées jusque dans les rangs de la majorité, ni y reviendrons demain en Commission permanente.

 Il serait donc inacceptable que cette évolution soit un prétexte pour augmenter d’un cran l’opacité dont certains pans de l’action de la collectivité font aujourd’hui l’objet.

Pour conclure, nous souhaitons bon courage aux agents qui seront chargés de la mise en œuvre de cette évolution comptable majeure et nous serons particulièrement attentifs à leur santé au regard des alertes extrêmement graves qui sont remontées du pôle finances.

 

Composition de la commission permanente du conseil régional d’Île-de-France
Désignation et remplacement des représentants du conseil régional dans divers organismes – Juillet 2022
Avenants au PACTE 2022

Retrouvez l’intervention de Cécile DUMAS, Conseillère régionale GCEC :

Madame la Présidente,

Cette délibération est avant tout technique, un avenant pour récupérer les fonds des années 2019 et 2020 qui n’ont pas été utilisés.

Nous pouvons qu’être d’accord avec cette idée de ne pas perdre les crédits d’Etat. Cependant la question à se poser serait pour quoi faire ?

Chaque délibération concernant la formation professionnelle concerne toujours les métiers dits en tension. Nous pourrions être d’accord si nous avions une évaluation quantitative et surtout qualitative pour permettre l’évolution des politiques publiques en termes de formation professionnelle.

D’ailleurs il y a une possibilité pour améliorer cette situation tendue dans certains domaines, ce seraient la régularisation des travailleurs sans papiers. Cela permettrait d’éviter les fraudes aux cotisations sociales des employeurs. En effet, cette main d’œuvre souvent exploités comble les manques soumis à des milieux plus ou moins mafieux et cela sans aucun droit. C’est un scandale et cela existe aussi sur les marchés publics comme les chantiers des JOP.

Cette solution n’est jamais abordée par simple dogmatisme droitier. Et pourtant vous avez souvent le mot « fraude » dans vos interventions mais rarement au bon endroit.

 

On nous a expliqué en commission que les actions du PRIC devaient être évaluées car c’est une obligation fixée par l’Etat. On l’attend avec impatience.

Explication de vote : nous voterons cette proposition d’utilisation des crédits d’Etat non utilisés mais nous resterons très attentifs aux évaluations et surtout aux critères d’évaluation, cela ne peut pas être les simples chiffres que l’on nous envoie régulièrement durant les commissions sur le nombre de personnes qui accèdent à la formation.

Cette évaluation doit être qualitative, le nombre de personnes qui reviennent vers l’emploi, qui progressent dans leur emploi, qui changent de métiers, mais aussi celles et ceux qui se accèdent à l’apprentissage de notre langue …..

Cette évaluation doit aussi porter sur le financement de nombreuses « boites » de formation privée qui n’ont aucune transparence au sujet de leur résultat et qui ressemblent parfois à des pompes à fric.

Nouveau contrat rural : modification du règlement d’intervention
Communication - Révision de la charte du PNR du Vexin Français
Création de postes et mise à jour du tableau des emplois et du régime indemnitaire

Retrouvez l’intervention de Cécile DUMAS, Conseillère régionale GCEC, en vidéo et ci-dessous :

Madame la Présidente,

Vous proposez de transformer 54 postes pour permettre l’avancement de grade des agents. C’est un élément logique et cohérent avec l’avancement des grades et la réussite au concours des fonctionnaires.

Ce qui est plus étonnant est le changement de nom de ce rapport la nuit dernière. En effet, au cours de la nuit, le rapport baptisé « mise à jour du tableau des emplois et du régime indemnitaire » est devenu « Création de postes et mise à jour du tableau des emplois et du régime indemnitaire ».

Un changement de titre de rapport, la veille de la séance, que diable, cela ne pouvait pas être anodin ! J’ai donc cherché des modifications dans le rapport. Il y a-t-il un plan de déprécarisation des agents des lycées, de titularisation, de stagiairisation et de CDIsation pour ceux qui ne peuvent intégrer la fonction publique ? Non rien de tel.

Alors j’ai regardé de plus près : peut-être que l’intégralité des créations de poste à l’ordre du jour de cette séance avait finalement été rassemblée en un seul document ? Non rien de tel.

Et non, paradoxalement, vous ne trouverez pas toutes les créations de postes dans le rapport sur les créations de poste. On retrouve bien les 15 postes créés pour l’ouverture du lycée de Cormeilles-en-Parisis, prévus dans le budget supplémentaire, quand il en faudrait le double… Soit.

On retrouve aussi les 7 postes créés suite au transfert de la gestion du fonds FEADER. Dont acte.

A la Région Ile-de-France, les créations de postes peuvent aussi se faire discrètes et rester dans le budget supplémentaire sans apparaitre au tableau des créations de poste, même à titre informatif.

C’est le cas par exemple de la création d’un emploi fonctionnel de Directeur général adjoint au sein de la Direction générale. Il ne sera pas mentionné dans ce rapport finalement qui doit pourtant évoquer les créations de poste.

Et voici donc le seul poste créé au budget supplémentaire qui ne sera pas mentionné dans ce tableau. Un emploi fonctionnel sur des missions de DGA. Rien que ça. Je ne dis pas que ce serait illégal loin de là. Mais c’est éthiquement limite. Nous interrogerons la nouvelle commission d’éthique d’ailleurs pour faire sa connaissance.

Moralité : ne pas de fier au titre des rapports mais à votre instinct ! C’est plus sûr !

Nous nous abstiendrons sur ce tableau partiel comme je viens de le démontrer.

Compte rendu sur l'usage par la présidente de la délégation pour signer les marchés et leurs avenants en application de l'article L. 4231-8 du CGCT - Juillet 2022
Actions entreprises en réponse aux observations formulées dans le rapport d'observations définitives de la chambre régionale des comptes sur la gestion des systèmes d'information (exercices 2016 et suivants)
Rapport sur la mission d’information et d’évaluation des surcoûts du projet EOLE

Retrouvez l’intervention de Fabien GUILLAUD-BATAILLE, Conseiller régional GCEC en vidéo et ci-dessous :

Madame la Présidente,

Sur proposition de Maxime des GAYETS, l’opposition de gauche a obtenu la mise en place d’une Mission d’Information et d’Évaluation suite aux dérapages financiers du prolongement du RER E à l’Ouest que vous avez rendu publics par voie de presse.

Dès l’installation de la MIE, notre groupe a participé activement à cette mission. Nous avons pris part aux auditions en essayant, comme l’ensemble des commissaires présent.es, de comprendre dans un cadre technique complexe, les tenants et les aboutissants du projet de prolongement et du dérapage financier constaté.

Au terme d’auditions et de visites, nous remettons ce rapport orchestré par Messieurs Vincent POIRET et Jean-Marc GERMAIN que je salue.

Ensemble, nous avons tenté de comprendre et force est de constater qu’il demeure des zones grises et des inquiétudes.

Certes, nous partageons l’essentiel du contenu du rapport et des recommandations que celui-ci formule tant pour le projet EOLE en lui-même que pour de futurs grands projets d’aménagement et de transports.

Toutefois, nous ne cèderons pas à la facilité de faire peser toutes les responsabilités de ce dérapage, de l’ordre de 50% du coût initial, sur le dos de la SNCF.

En effet, et notre voix marquera une singularité dans cette assemblée, la SNCF ne peut être désignée comme seule coupable de cette situation. Nous passerions à côté de l’objectif de cette mission : comprendre mais aussi éviter que cela ne se reproduise.

Or, bien que la SNCF ait une part de responsabilité, nul ne peut ignorer que les comités de pilotage, les comités des financeurs et toutes les dispositions de suivi et de contrôle n’ont pas empêché ce dérapage. Nous sommes donc bien face à un échec global de la « comitologie », ce terme qui fleurte parfois avec la technostructure.

Il convient donc de tirer les enseignements pour éviter que cela ne se reproduise pas sans toutefois alourdir une machinerie administrative déjà très lourde en matière d’investissements publics.

C’est un équilibre ténu à trouver et notre groupe est convaincu que cela ne peut se faire qu’en remettant du politique dans le pilotage de ces grands dossiers.

A présent, fort des recommandations de la MIE, regardons vers l’avenir. Notre groupe soutient la proposition de Jean-Marc GERMAIN d’un suivi régulier de ce dossier par les Conseillers régionaux notamment.

Aussi, nous devons savoir quand et comment cette infrastructure sera livrée aux Francilien.nes. Sur ce point, nous sommes inquiets.

La mise en service du prolongement jusqu’à Nanterre est désormais prévue en décembre 2023. Nous attendons des garanties quant à la disponibilité des rames RER NG, en nombre suffisant, pour exploiter à plein régime ce tronçon utile et attendu.

Des garanties doivent également être apportées sur le calendrier de mise en service entre Nanterre et Mantes-la-Jolie. Nous avons interrogé Ile-de-France Mobilités et SNCF quant au calendrier de ce prolongement. Nous cherchons à savoir s’il sera touché par la « trêve olympique », cette période de suspension des grands travaux pour accueillir les Jeux. A ces questions, malgré les engagements pris, aucune réponse ne nous a été apportée. Pourquoi ?

Or, il convient de rassurer les usagers du RER A, de celles et ceux du Mantois et les acteurs économiques et de conduire à bon port ce prolongement porté initialement par les milieux économiques et que la puissance publique porte aujourd’hui intégralement y compris lors des moments douloureux.

Ce sera mon dernier point : celui du financement. Là aussi des garanties doivent être apportées pour éviter que la prise en charge des surcoûts se fasse dans le CPER car ce serait au détriment d’autres projets, d’autres lignes de transport, elles aussi indispensables et attendues.

Voeu RN

Retrouvez la réponse au voeu du Rassemblement National faite par Vanessa GHIATI, Conseillère régionale GCEC

Chers collègues,

 

Disons-le d’emblée, le vœu proposé par le rassemblement national sur la sécurité alimentaire n’est en rien sérieux.

Tellement incohérent et en dehors du sujet que nous pourrions en rire. Mais au regard du contexte social et économique et des difficultés grandissantes pour les franciliens et franciliennes dans l’accès à l’alimentation, et à celles de nombreux acteurs du secteur alimentaire, nous ne pouvons laisser ce sujet à ce seul groupe politique.

Comme d’habitude et alors que le sujet est sérieux, vous brandissez le vocabulaire de la peur pour donner un peu de chair à votre sujet et votre discours. Peur de l’Afrique, déferlante de la faim dans le monde, la guerre, bref il veut mieux faire peur que de proposer de véritables solutions capables de changer structurellement le système.

Vos références à Bodin sont elles aussi risibles…faut il vous le rappeler : l’œuvre de Bodin ne se résume à cette phrase que vous utilisez comme pour rendre sérieux votre argumentaire. Il est également l’un des fondateurs de la théorie de la monnaie, un fervent défenseur de la liberté de commerce. « Pour la grandeur d’un royaume, le commerce doit être franc et libre ». C’est un fervent défenseur de l’ordre qui récuse tout nationalisme.

 

Enfin, concernant vos références à l’institut Paris Région, dont nous soulignons par ailleurs la qualité des travaux effectués sur notre région, là aussi, votre art de la sélection est intéressant. Vous auriez pu vous appuyez sur « une métropole à ma table », certes de 2017, mais qui déjà pointait les enjeux essentiels sur un tel sujet.  Mais comme d’habitude, vos dogmes et votre vision erronée de notre région, de ses enjeux et de notre monde ne vous permettent pas d’intégrer ces éléments.

Non, la sécurité alimentaire n’est pas la question de la constitution de stocks ou de réduire les ambitions écologiques dans ce secteur.

Notre Région fait face à un énorme défi de protection de ses terres agricoles, de leurs développements, avec la mise en place de process visant la protection de l’environnement, l’augmentation de la qualité de la production et la protection de la santé des franciliens et francilien.nes.

Elle fait face également à la durabilité de l’ensemble de la filière alimentaire, de ses exploitations, ces circuits, sa filière agroalimentaire et enfin le traitement de ses déchets.

Mais l’enjeu majeur réside surtout dans la capacité de notre Région à permettre à chacune et chacun d’accéder à une alimentation en quantité et qualité suffisante. Pas un mot dans votre voeu sur la situation insupportable dans laquelle se trouve les francilien.nes de précarité alimentaire, de malnutrition, qui sont source de grandes difficultés et impacteront leur santé.

Cela ne nous étonne pas. Il révèle une fois de plus votre vrai visage et votre soutien indéfectible au capitalisme, au commerce mondial, à celles et ceux plus désireux se produire à tout prix plutôt que de mieux produire dans le souci de notre environnement et de notre santé.

Nous partageons pleinement l’analyse de l’Institut Paris Région qui constitue à dire que la sécurité alimentaire réside d’abord dans la réduction des inégalités sociales et territoriales, face aux précarités grandissantes, à la flambée des prix alimentaires et à l’augmentation de la malnutrition.

Nous produisons bien au-delà des besoins, mais la répartition est encore une fois au cœur du sujet, tout comme la qualité.

L’institut Paris Région invite également fortement les acteurs de la filière à changer leurs stratégies. La Recherche et notamment l’agronomie est un pilier pour apporter également de nouvelles réponses. Pas un mot là-dessus. La durabilité du système national et international dans l’approvisionnement de produits est à construire car non nous ne pourrons tout produire en île de France.

Vous le comprendrez bien, tant sur la forme que sur le fond, nous ne pouvons voter pour ce vœu qui n’est en rien sérieux.

Je vous remercie.

Voeu Majorité Présidentielle (LREM-Renaissance)

Retrouver la réponse au voeu déposé par la Majorité Présidentielle (LREM-Renaissance) faite par Lamine CAMARA, Conseiller régional GCEC en vidéo et ci-dessous :

Mesdames, Messieurs,

Alors que la France quittait il y a quelques jours la Présidence de l’Union Européenne, voici un vœu du groupe En Marche « pour une nouvelle ambition européenne pour l’Ile-de-France ».

Alors que la France a son attention portée sur l’Ukraine et sur l’Assemblée Nationale, voici un vœu censé porter une vision de l’idée européenne.

Dans ce vœu, vous faites une liste à la Prévert de bonnes intentions, d’incantations et de propositions tantôt floues, tantôt au service d’une Europe qui n’est pas celle dont nous avons besoin.

Dans votre vision idéalisée de l’action européenne, pas un mot sur l’Europe sociale. Pas un mot sur une législation européenne du mieux disant social et sociétal. Pas un mot sur certains votes honteux du groupe Renaissance au Parlement européen comme celui qui a permis d’élire une Présidente de Parlement anti-avortement.

Pas un mot sur le rôle que notre Région pourrait avoir pour faire avancer toute l’Europe contre le repli sur soi, contre les impérialismes, contre les ravages du capitalisme.

Rien de tout cela.

A la lecture d’un vœu touffu et brouillon, nous découvrons au contraire un catalogue de tout ce que la Présidence française de l’Union Européenne n’a pas fait.

Nous retrouvons les marqueurs et idées faciles d’une Europe technocratique, celle qui tourne le dos à l’avis des peuples. Celle qui refuse d’entendre que la libéralisation qu’elle a initiée, nuit aux services publics et met en concurrence les salarié.es entre eux.

Cette Europe que le peuple ne veut pas. Cette Europe qu’il a refusé lors du référendum de 2005.

Alors oui, nous ne portons pas la même vision de l’Europe.

Nous pensons que ce ne pas à l’Ile-de-France de faire la promotion de l’Union Européenne, comme vous le proposez, pour faire des Francilien.nes des citoyens européens.

N’inversons pas les rôles !

C’est à l’Union Européenne de changer pour donner envie aux Franciliens de se sentir Européens.

C’est à vous aussi de changer pour défendre une Europe inclusive et sociale. C’est à vous les libéraux de changer pour détruire l’influence des multinationales et des lobbyings. C’est à vous les libéraux d’écouter les peuples et notamment ceux qui veulent venir en Europe pour fuir la guerre, la famine, la mort.

C’est à vous les libéraux de tirer les enseignements du Brexit, d’ouvrir les portes de l’Union à l’Ukraine – et pas dans 10 ans.

C’est à vous d’ouvrir les portes à la Macédoine du Nord, à la Serbie, à la Moldavie, à la Géorgie et de reprendre rapidement les discussions avec la Turquie qui sortira peut-être de l’autoritarisme grâce à l’espoir européen.

C’est à vous qui êtes à la tête du pays d’agir. Ne reportez pas l’échec de la présidence française de l’Union Européenne sur la Région Ile-de-France.

Avec les forces de la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale, nous avons des idées pour faire aimer l’Europe, une autre Europe, celle qui protège au lieu de mettre en concurrence les peuples.

 

VIDEOS


Retrouvez ci-dessous les interventions les plus marquantes de notre groupe à l’occasion de cette séance exceptionnelle…

Retrouvez toutes les interventions de nos élu.es sur notre chaîne YouTube !

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