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Ecoles, lycées, étudiant.es : l'année de tous les dangers

Après l’accélération des attaques à la faveur du Covid-19, l’école de la République traverse une nouvelle crise : celle de la pénurie. Le manque d’enseignant.es atteint un palier dramatique qui remet en cause l’égalité d’accès au service public de l’éducation. Ainsi, près de 4 000 postes restaient vacants malgré le déploiement – par les académies – des méthodes Blanquer incompatibles avec le maintien d’un enseignement de qualité pour tou.tes : privatisation de la formation des enseignant.es, job dating, recours massif aux contractuel.les dont certain.es avec quelques maigres jours de formation, etc. Malgré cet attirail qui laisse à penser qu’enseigner n’est pas un métier, les académies de Créteil et de Versailles – les plus touchées de France – ne seront pas en capacité d’assurer la présence d’un.e enseignant.e devant chaque élève à l’occasion de cette rentrée.

Cette situation grave découle directement des choix politiques des gouvernements successifs, et accélérés depuis 2017, qui n’ont pas agi en faveur d’une reconnaissance professionnelle et salariale digne des enseignant.es de notre pays. A la traine des pays de l’OCDE avec des rémunérations inférieures de 20% à la moyenne, la France de Macron poursuit le démantèlement de ses grands services publics, sacrifiés sur l’autel du libéralisme. Des millions d’élèves en subissent les conséquences concrètes (sureffectifs, absences, suppressions de l’enseignement de contenus pédagogiques, etc.) avec des effets préjudiciables pour les élèves et la société toute entière. C’est catastrophique immédiatement mais aussi sur le temps long alors que le niveau de formation et de connaissances devrait s’élever pour pouvoir faire face à la plus grande crise de l’humanité : la crise climatique.

Dans ce contexte, les collectivités territoriales – en responsabilité pour la restauration, l’entretien et l’équipement des établissements scolaires – s’efforcent le plus souvent de faire face aux besoins malgré l’inflation. La Région Ile-de-France fait, une nouvelle fois, exception. Promesses non-tenues, annonces non-budgétées, gestion désastreuse des personnels, stagnation des investissements… les lycées d’Ile-de-France connaissent un niveau inédit d’abandon de la part de la droite régionale.

Ce document apporte quelques exemples illustrant la mauvaise gestion de la première des compétences régionales afin de dissoudre le vernis de la communication à outrance de l’exécutif régional. Parallèlement, ces choix de la droite régionale s’avèrent de plus en plus partisans, sécuritaires et douteux vis-à-vis de l’éthique et de la loi comme en témoignent les récentes subventions à des officines proches de l’ultra-droite et de milieux intégristes.

Vigilant tout au long de l’année, notre groupe souhaite à travers ce dossier contre-carrer la propagande habituelle de rentrée de la Présidente de Région en objectivant son action défaillante, complice d’une action gouvernementale désastreuse.

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