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Réaction du Front de Gauche à propos de la fin de la participation des élus à la journée d’étude à Auschwitz-Birkenau

Nov 9, 2017 | Communiqués

Depuis 2000, la fondation du Mémorial de la Shoah organise en partenariat avec le Conseil régional d’Ile-de-France des voyages d’étude pour des lycéen.ne.s au camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Ces journées de mémoire préparées et encadrées par des historien.ne.s, des enseignant.e.s et des survivant.e.s permettent à des centaines de jeunes citoyen.ne.s de tenter de prendre la mesure de l’ampleur et de la spécificité du génocide des Juifs d’Europe commis par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Des conseiller.e.s régionaux, depuis le commencement de ce partenariat, accompagnaient les lycéen.ne.s lors de cette journée participant ainsi à l’impérieux devoir de mémoire et d’Histoire.

Cette année, des conseillers régionaux du Front national ont, pour la première fois, voulu participer à cette journée. Valérie Pécresse, à la demande pleinement justifiée du Mémorial de la Shoah, a refusé leur participation.

Pour Céline Malaisé, présidente du groupe Front de Gauche : « Que des élus d’un parti créé par d’anciens SS et miliciens et dont le président “d’honneur” a été condamné pour négationnisme suite à des déclarations antisémites soient interdits d’accompagner des lycéen.ne.s est une évidence. Toutefois, que Valérie Pécresse étende cette interdiction à tous les élu.e.s des forces démocratiques et républicaines est incompréhensible. »

Nombre d’arguments existent pour refuser aux conseillers régionaux FN de participer à cette journée d’étude. Il suffit de se souvenir d’un amendement déposé en avril 2016 par le groupe FN à propos du partenariat entre la région et le Mémorial de la Shoah qui expliquait que : « Les partenariats relatifs au “travail sur la mémoire” sont exclusivement réservés aux mêmes sujets. L’argent public n’a pas vocation à subventionner un devoir de mémoire sélectif. »

Que des lycéen.ne.s et des élu.e.s participent, ensemble, à une telle journée est fondamental pour leur formation citoyenne, mais aussi pour des élu.e.s de la République. Y renoncer est inopportun, d’autant plus à un moment où l’instrumentalisation de l’Histoire est forte et où l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale et du génocide doit être transmise à toutes les générations.

Le 9 novembre 2017

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