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En février 2022, un rapport partiel et dogmatique de la Chambre Régionale des Comptes préconisait une hausse massive des tarifs de 2,5% de 2022 à 2026 puis, de 3% de 2027 à 2031. Ces préconisations sont à présent caractérisées « de pistes à explorer » dans un document de travail d’Ile-de-France Mobilités que nous nous sommes procurés.

Ces dernières heures, c’est un rapport de l’Institut Montaigne qui invite à « mettre en œuvre une révision programmée des tarifs selon une formule prenant en compte l’inflation, l’augmentation de la qualité de service (Grand Paris Express…) et les efforts de productivité et intégrer au Pacte de financement une trajectoire de recettes tarifaires concertée ». Bien que la légitimité de cette officine ultra-libérale de lobbyistes est contestée, nous constatons, avec surprise, la participation du Directeur général d’Ile-de-France Mobilités à la rédaction de ce rapport.

Ces éléments sont particulièrement préoccupants. Alors que toute hausse tarifaire était écartée avant les élections par Ile-de-France Mobilités et Valérie Pécresse, il semble que cela ne soit plus le cas. Ce calendrier électoraliste et cette façon de préparer les esprits à des hausses tarifaires sont révoltants. Personne n’est dupe ! 

Alors que l’inflation atteint des niveaux records et que le pouvoir d’achat est en berne, une telle hausse serait inacceptable d’autant que les usagers des transports subissent d’ores et déjà une offre de transport réduite par mesure d’économies et cela en dépit de la 7ème vague pandémique. L’étude d’une hausse massive et répétée des tarifs est par ailleurs en contradiction avec l’urgence climatique et la montée en puissance de la zone à faible émission qui invitent les Francilien.nes à recourir aux transports publics.

Plus de 2 ans après le début de la crise sanitaire, les pertes enregistrées par Ile-de-France Mobilités ne font toujours pas l’objet d’une prise en charge par l’Etat. Alors qu’une telle solution a été appliquée dans plusieurs pays européens, l’instrumentalisation de cette question durant la campagne présidentielle n’a pas permis de mettre en œuvre une solution pérenne en Ile-de-France.

Pourtant des solutions existent. Nous avons formulé par exemple des propositions concrètes et opérationnelles de recettes pérennes pour Ile-de-France Mobilités afin d’épargner le portefeuille des usagers des transports et de reprendre le développement de l’offre de transport. Ce n’est pas le chemin emprunté par Valérie Pécresse qui porte, avec le Gouvernement, la responsabilité de cette impasse.

Nous demandons donc à Valérie Pécresse de bien vouloir clarifier la position d’Ile-de-France Mobilités qu’elle préside et d’opposer un démenti ferme et urgent à toute hausse tarifaire à court, moyen et long-terme.

Nous renouvelons notre demande d’un débat public pluraliste sur le financement du fonctionnement des transports publics d’Ile-de-France. Il y a urgence à agir !


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