À la suite d’alertes de familles et de notre courrier du 2 septembre 2026, le Recteur de l’académie de Versailles a informé notre groupe, par courrier daté du 8 octobre, que deux procédures étaient engagées à l’encontre du lycée privé sous contrat Notre-Dame-de-Bury de Margency (95).
Un premier contrôle de l’établissement a été réalisé avant les congés d’été, son rapport provisoire est actuellement en phase contradictoire. Le Recteur annonce également avoir déclenché une enquête administrative. Il motive cette décision par des « dysfonctionnements » et des « événements portant atteinte aux Valeurs de la République ».
Nous nous félicitons de ces démarches nécessaires. La réponse du recteur confirme que nos alertes étaient fondées. Les témoignages d’élèves et de personnels relayés par la presse faisaient notamment état de propos racistes et homophobes, ainsi que de comportements et de références à caractère néonazi. La direction conteste les accusations formulées à son encontre. Les procédures doivent désormais établir précisément les faits, les responsabilités et les réponses apportées aux signalements.
Nous demandons que leurs conclusions soient suivies de mesures à la hauteur des manquements et que les collectivités qui financent cet établissement soient informées des suites données, dont la Région Île-de-France qui a suspendu – selon Valérie Pécresse – le versement du second acompte du forfait d’externat 2026 suite à nos alertes. La protection des élèves et le respect de la loi doivent prévaloir partout, y compris dans les établissements privés sous contrat. Aucun statut ne saurait justifier une moindre vigilance face aux discriminations, aux violences ou aux atteintes aux valeurs de la République. Le financement public appelle des contrôles et des conséquences lorsque les obligations ne sont pas respectées.
Cette exigence vaut également pour l’école Steiner-Waldorf de Verrières-le-Buisson (91). Notre courrier du 24 avril 2026, rappelant les alertes de la MIVILUDES et les informations de presse concernant des risques de dérives sectaires, demeure sans réponse du Recteur près de six mois plus tard. Ce silence est préoccupant.
Nous renouvelons ce jour par courrier notre demande d’informations sur les contrôles réalisés, leurs conclusions et les suites envisagées concernant ce contrat d’association. Les familles, les élèves, les élus et les collectivités publiques sont en droit d’obtenir des réponses.
Céline Malaisé
Présidente de la Gauche Communiste, Écologiste et Citoyenne