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Notre groupe publie une enquête sur les liens financiers et politiques entre la majorité de Valérie Pécresse, la galaxie de Pierre-Édouard Stérin et plusieurs organisations classées à l’extrême droite.
Cette enquête compile, pour la première fois, les subventions régionales versée à la galaxie Stérin et dresse une liste non-exhaustive des rapprochements entre la droite régionale et l’extrême-droite à l’approche des échéances électorales de 2027.
Concernant les subventions votées par la majorité de Valérie Pécresse, les chiffres sont sans appel : depuis 2019, la Région Île-de-France a accordé 1 919 304 euros, à travers 48 subventions, à des structures appartenant à la galaxie Stérin ou classées à l’extrême droite.
Parmi elles, 31 subventions, représentant près de 900 000 euros, ont bénéficié à neuf structures soutenues par la galaxie Stérin. Y figurent par exemple des associations anti-IVG, des colonies paramilitaires pour les jeunes ou encore le CERIF, dirigé par la décriée Florence Bergeaud-Blacker.
À ces financements s’ajoutent plus d’un million d’euros accordés à d’autres organisations controversées, dont 600 000 euros au réseau d’écoles hors contrat Espérance Banlieues.
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Plusieurs membres de la majorité régionale, élus sur la liste de Valérie Pécresse en 2021, cultivent des liens étroits avec l’extrême droite. Notre groupe attire l’attention sur quelques-uns d’entre eux, véritables passerelles entre la droite et l’extrême droite. Est-ce en prévision d’une victoire de Marine Le Pen en 2027 ? Illustrations.
Conseillère régionale UDI puis LR, Murielle Martin-Cham a rejoint l’UDR d’Éric Ciotti en juin 2026. Elle siège désormais dans le groupe Rassemblement National-UDR Île-de-France.
Benoît Chevron, conseiller régional toujours membre du groupe Île-de-France Rassemblée (LR et apparentés), apparaît sur les réseaux sociaux de Marion Maréchal en juillet 2026. Autour d’un tataki de chevreuil, ils échangent sur le rapprochement entre la droite et l’extrême droite au Parlement européen. Cette rencontre appelle une clarification de la part de l’élu et de son groupe politique.
Marie-Ève Perru, qui siège également dans le groupe Île-de-France Rassemblée, a parrainé Éric Zemmour pour l’élection présidentielle de 2022. Elle relaie sur les réseaux sociaux des contenus émanant de la fachosphère comme « fdesouche ». Ces soutiens appellent une clarification de la part de l’élue et de son groupe politique.
Christine Cerrigone, elle aussi Conseiller régionale Île-de-France Rassemblée, était présent à un anniversaire de Sarah Knafo, en présence d’Éric Zemmour, à leur domicile parisien. Cette dernière a également prié lors du décès de Jean-Marie Le Pen à en croire ses publications sur les réseaux sociaux. Christine Cerrigone est accompagnée par son époux, le sénateur Thierry Meignen dont la proximité avec le personnel politique d’Éric Zemmour est documentée. Ces liens personnels appellent une clarification de la part de l’élue et de son groupe politique.
Ces faits sont de nature différente. Leur accumulation impose toutefois une réponse politique. En janvier 2026, notre groupe demandait publiquement, en séance du Conseil régional, une clarification de la part de Valérie Pécresse. Nous lui demandions l’exclusion de la majorité régionale des élus qui soutiendraient des alliances avec l’extrême droite aux élections municipales de mars 2026. Sans succès. Valérie Pécresse déclarait alors qu’elle serait « implacable jusqu’à son dernier souffle de vie politique contre tous les extrémismes », minimisant par cette formule le danger que représente l’extrême-droite.
Valérie Pécresse doit donc passer de la parole aux actes et rappeler à sa majorité la ligne qu’elle fixe face à l’extrême droite et exclure les membres de sa majorité qui flirtent avec l’extrême droite.
Alors que le RN revendiquait 90 listes aux élections municipales de mars 2026 en Ile-de-France, nous avons constaté que seules 2 listes RN s’opposaient à des maires, par ailleurs membres de la majorité régionale. Ce faible nombre de listes RN face à des maires de la majorité régionale n’est pas – de notre point de vue – une anomalie statistique.
La droite francilienne doit également préciser si elle entend coopérer avec le RN dans les assemblées où elle siège alors que la Sénatrice des Yvelines, Sophie Primas a déclaré, à propos de l’arrivée d’un groupe RN-UDR dans la Haute Assemblée, « Il n’y a pas de cordon sanitaire dans la démocratie », il y a urgence à clarifier la position des Républicains franciliens.
Après plusieurs alertes adressées par notre groupe, alors que chacun mesure que les élections de 2027 seront décisives pour protéger la démocratie, nous demandons à Valérie Pécresse et aux Présidents des groupes politiques de la majorité régionale de prendre les décisions politiques qui s’imposent à tout républicain et d’exclure les élus régionaux pointés dans ce communiqué.
Céline Malaisé
Présidente de la Gauche Communiste, Écologiste et Citoyenne