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Alors qu’une nouvelle journée de mobilisation se déroule aujourd’hui, nous tenons à rappeler quelques mesures prises par la droite de Valérie Pécresse qui alimentent la colère lycéenne et étudiante. Étudier, se loger, se déplacer, trouver un stage, accéder à un premier emploi : après une décennie à la tête de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse a pris des décisions qui rendent ces étapes toujours plus difficiles. Aides supprimées, budgets réduits, tarifs augmentés, promesses abandonnées : les lycéens, les étudiants et leurs familles paient le prix de ces choix politiques.

Mobilité internationale des étudiant·e·s : bourses supprimées

En 2024, la Région a arrêté son dispositif de bourses à la mobilité internationale des étudiants de BUT, licence et master. Malgré l’alerte de 21 président·e·s d’universités et d’écoles, la majorité régionale a sacrifié une aide qui permettait notamment aux jeunes des milieux populaires d’étudier ou d’effectuer un stage à l’étranger.

Logement étudiant : un soutien réduit puis interrompu, partiellement rétabli

Alors que la Région consacrait – en 2016 – 28 millions d’euros d’autorisations de programme au logement des jeunes, étudiant·e·s et apprenti·e·s, elle a progressivement réduit son investissement. En 2025, la droite régionale a même voté un budget primitif avec 0 euro en faveur du logement des jeunes. Une mesure partiellement corrigée en 2026 avec le rétablissement de 10 millions d’euros d’autorisations de programme.

Bibliothèques universitaires : suppression du financement régional des emplois étudiants

Lors du débat budgetaire 2018, notre groupe dénonçait la suppression de ce financement régional. Ces emplois permettaient de concilier études et activité rémunérée, tout en assurant le fonctionnement des bibliothèques universitaires et à l’accueil de leurs usagers.

Permis de conduire : une aide progressivement réduite de 1 300 à 500 euros

Après l’avoir abaissée de 1 300 à 1 000 euros en 2025, la majorité régionale a baissé, fin septembre 2026, l’aide au permis de conduire de 50%, la ramenant à seulement 500 euros (exception faites de certains jeunes en situation de handicap). L’aide est désormais limitée aux 20 000 premiers bénéficiaires, alors que près de 43 000 jeunes en bénéficiaient en 2023. Ce recul frappe particulièrement les jeunes en insertion, pour lesquels le permis conditionne souvent l’accès à une formation ou à un emploi.

Stages et autonomie : promesses non tenues

Valérie Pécresse avait promis 100 000 stages : seulement 25 000 ont été proposés entre 2021 et 2025, selon les informations que nous avons obtenues. La « banque des jeunes », autre promesse bidon et ultralibérale de la campagne des élections régionales de 2021, a été abandonnée sans avoir fonctionné.

Transports : une qualité de service et des hausses répétées qui pèsent sur les familles

Le Navigo mensuel toutes zones est passé de 75,20 euros en 2022 à 90,80 euros en 2026, soit plus de 20 % d’augmentation ! Il passera, en 2027, à 93,40 euros par mois et 1 027, 80 euros par an. Le forfait Imagine R atteint désormais 401,30 euros par an, frais de dossier compris. Il passera, en 2027, à 413,70 euros ! Se rendre au lycée, à l’université ou sur son lieu de stage coûte toujours plus cher alors que la qualité de service se dégrade, notamment sur le réseau de bus et en grande couronne.

Restauration scolaire : une sixième hausse sous Valérie Pécresse

À la rentrée 2026, les tarifs de la restauration scolaire dans les lycées publics ont augmenté de +1,77 %, après celle de 1,98 % appliquée en 2024 pour 9 tranches du quotient familial sur 10. Cette nouvelle hausse concerne 96 % des demi-pensionnaires. Depuis 2021, 47 % des demi-pensionnaires ont subi une hausse comprise entre 42 et 57 € par élève et par an. Depuis 2023, les 3 dernières tranches du quotient familial, soit une famille sur deux, ont connu une hausse moyenne cumulée de 13,8 % de leur participation au repas. Pour rappel, la tranche A, gelée à 50 centimes d’euros par repas, concerne moins de 10 000 demi-pensionnaires sur 265 000.

Lycées publics : une dotation moyenne par élève qui recule fortement

En 2027, l’exécutif régional – dirigé par Valérie Pécresse – réduira le montant de la dotation par élève versée aux lycées publics pour la quatrième année consécutive malgré l’inflation, prévue à +2,5 % en 2026 et à +1,7 % en 2027. À l’inflation s’ajoute une importante augmentation du nombre d’élèves qui passera de 440 700 à environ 453 000 soit +2,8 %.

Ces éléments auraient dû entrainer une progression de la DGFL à hauteur de l’inflation (+2,5% pour le 4ème trimestre 2026 et +1,7% pour les 1er et 2nd trimestres 2027) et des effectifs (+0,75%) pour éviter une perte de moyens pour les lycées. Pour maintenir les moyens constants, cette hausse aurait dû être d’au moins 4,5%. Or, la DGFL n’augmentera que de +0,68 %. Depuis 2021, la DGFL a été réduite de 13,5 % en euros constants. La dotation moyenne par élève notifiée aux établissements a été réduite de 37€ depuis 2016.

Ces rappels confirment une même logique à l’œuvre à la Région : faire des lycées publics, des lycéen·ne·s et des étudiant·e·s des variables d’ajustement budgétaire. Une Présidente de Région qui dit agir pour sa jeunesse ne devrait pas faire ça. Ni contester la colère légitime qui s’exprime actuellement dans les lycées, les universités et dans la rue et qui, sans surprise, est née dans des établissements de la région Île-de-France.

 

Céline Malaisé

Présidente de la Gauche Communiste, Écologiste et Citoyenne

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